Archives de catégorie : Litterature

FictionJunction feat. YUUKA – Akatsuki no Kuruma

Mobile Suit Gundam Seed a permis à Fiction Junction Yuuka de nous livrer une belle chanson appellée Akatsuki no kuruma.

Les paroles :

Kazesasou kokage ni utsubusete naiteru Mi mo shiranu watashi wo watashi ga miteita Yuku hito no shirabe wo kanaderu GITAARA Konu hito no nageki ni hoshi ha ochite

Yukanaide, donna ni sakende mo ORENJI no hanabira shizuka ni yureru dake Yawarakana hitai ni nokosareta Te no hira no kioku haruka Tokoshie no sayonara tsuma hiku

Yasashii te ni sugaru kodomo no kokoro wo Moesakaru kuruma ha furiharai susumu Yuku hito no nageki wo kanadete GITAARA Mune no ito hageshiku kakinarashite

Aa kanashimi ni somaranai shirosa de ORENJI no hanabira yureteta natsu no kage ni Yawarakana hitai wo nakushite mo Akaku someta suna haruka koete yuku Sayonara no RIZUMU

Omoide wo yakitsukushite susumu daichi ni Natsukashiku me fuite yuku mono ga aru no

Akatsuki no kuruma wo miokutte ORENJI no hanabira yureteru ima mo dokoka Itsuka mita yasurakana yoake wo Mou ichido te ni suru made Kesanaide tomoshibi Kuruma ha mawaru yo

SPYAIR – My World

Cette chansons sort de la série Mobile Suit Gundam AGE.

Elle participe à fêter l’anniversaire de la saga cette année ^_^

Les paroles :

Kabe ni mo tarete hitobanjuu kangaete mita’n da jibun no koto
Eranda ikusaki wa koko de ii no ka ?
Wakara naku naru’n da
Demo kotae nante denai mama sa
Doko ni itatte hisshi na mono sa
Utsumuita shisen wo sukoshi age mieta asa wa sundeta

Boku ga boku de aru tame ni…
Ushinaccha ikenai mono wa nani ?
Kantan ni denai kotae wa tsurakute kurushii yo
Tatta ichido no Miss wo nando mo KUYO KUYO shinaide
Arukeba aiseru kana My World

Daiji ni shitai to omou hodo
Doushite hanareteku no darou ?
“Mou kore ijou wa nai” to ii nagara
Mata motomeru kedo…
Katachi no mienai mono ni namae wo tsukete
“Yume” ya “ai” to
Yobu koto de sukoshi hokorashiki
Ah hontou wa sonna’n ja nai no ni…

Boku ga boku de aru tame ni…
Kono kotoba ga mayowaseru
Kantan ni denai kotae wa tsurakute kurushii yo
Semete, mae wo muite yukou MOTA MOTA sezu ni
Sagashi mono wa mitsukaru hazu kono World de

Tsutawaranakute nagedashita
Zenbu kowarete shimaeba ii to omotte ita
Demo chigau…
Kanashimi sae yasashisa ni kaete iketara
Sukoshi zutsu dakedo sekai wo suki ni nareru
Dakara…

Boku ga boku de aru tame ni…
Sore ga nanika wo sagashite
Kizutsuki tachidomari tsurakute kurushii yo
Dakedo, ichidokkiri da jibun wo KUYO KUYO semezu ni
Arukeba aiseru sa My World

Hikari wa susumu saki ni aru

Hiroko Moriguchi – Mizu no Hoshi e Ai wo Komete et ETERNAL WIND

Quarante ans cela se fête ! Vive Gundam.

Voici Hiroko Moriguchi qui chante deux chansons de MS Gundam Zeta.

Les Paroles de Mizu No Hoshi E Ai Wo Komete :

Aoku nemuru mizu no hoshi ni sotto
Kuchizuke shite inochi no hi wo tomosu hito yo
Toki to iu kin’iro no sazanami wa
Ôzora no kuchibiru ni umareta toiki ne
Kokoro ni uzumoreta yasashisa no hoshitachi ga honô age yobiau
Namima sasurau nampasen no yô ni
Mô nakanaide ima anata wo sagashite iru hito ga iru kara
Omae ni aitai yo to

Ai wa tabun dareka no tame ni sotto
Sasagerareta tôi inori nano ne
Hito wa hitori dewa irarenai sabishisa no
Seiza kara koboreta hanabira dakara ne
Anata ga inoru tabi ôzora ni ho ga agaru yasashisa ni hikarete
Aoi nemuri wo tokareta utsukushii hoshi yo
Mô nakanaide ima anata wo sagashite iru hito ga iru kara
Omae ni aitai yo to

Mô nakanaide ima anata wo sagashite iru hito ga iru kara
Omae ni aitai yo to

Les paroles de Eternal Wind :

Maru de kanashimi no kakera da wa
Machi wo tozasu GARASU iro no yuki
Ashita wo sagasu hitomi sae mo
Kumorasete yuku no yami no kanata

Mishiranu chikara ni nagasarete kokoro ga dokoka e hagureteku
Harisakesou na mune no oku de kodou dake ga tashika ni ikite iru

Hikaru kaze no naka kikoete kuru anata no koe
“Pray don’t break a peace forever” sono kagayaki wo shinjite iru

Aoku kemuru suiheisen wo
Kono me wa mada oboete iru kara
Mabuta wo tojireba kaereru no
Atataka na jikan… Omoidetachi…

Kurikaesu ayamachi ga itsumo orokana ikimono ni kaeteku
Kizutsuku dake no ikikata demo namida wa sou yo kesshite misenai wa

Hikaru kaze no naka hohoende iru anata ga iru
“Pray don’t break a peace forever” sono mabushisa wo mitsumete iru

Hageshii itami wa dare no tame ?
Sore ga yatto wakaru ki ga suru wa
Meguriaisou kiseki na no
Ikuoku no hoshi ga samayou sora

Sayonara ga oshiete kureta no anata no hontou no yasashisa
Dare yori mo daiji na hito da to mune wo hatte ieru wa itsu no hi mo

Hikaru kaze no naka hohoende iru anata ga iru
“Pray don’t break a peace forever” sono mabushisa wo mitsumete iru
“Pray don’t break a peace forever” atsui hitomi ni yakitsukete

Disney et Star Wars, la mauvaise exploitation de la licence

Star Wars est un univers vraiment intéressant.

On peut y développer de nombreuses choses sur la base posée depuis l’épisode IV.

Georges Lucas a su marié beaucoup d’éléments venant de la culture extra-américaine pour créer un monde très manichéen.

Les ingrédients ont tout de suite pris l’allure attendue : le succès !

Le mélange d’action et de philosophie autour du concept de la Force est une bonne chose.

La première trilogie allait dans le bon sens. Le meilleur film restera également le plus sombre : Empire Strikes Back.

La deuxième trilogie aurait put être excellente, mais elle a été ratée par Georges Lucas, le père de cet univers.

Il n’a pas su prendre les bonnes directions et il n’aurait pas dû partir sur la mode du prequel. Raconter l’histoire de Dark Vador jeune était une erreur.

Continuer les aventures de Luke Skywalker et de ses amis aurait été préférable.

Il est vrai qu’il avait beaucoup participé à la validation de la suite des aventures de Luke au travers des différents romans et bande dessinées.

Il ne voulait peut-être pas détruire ce qui avait été validé et enregistré dans la timeline officielle.

Ensuite vient la vente de la licence à Disney et l’échec de la troisième trilogie. Celle-là même qui devait nous redonner un nouvel espoir de films d’aventures et de combats spatiaux. Cette trilogie qui nous aurait immanquablement montré l’évolution de Luke en maître Jedi attentif et attentionné.

De nouveaux Jedi auraient pu voir le jour, avec une nouvelle philosophie, une nouvelle idéologie. Mais en tous les cas ils auraient combattu les Sith, même s’ils ne voulaient plus être juste des résistants contre l’Empire,

Là on aurait eu des guests stars passant le flambeau à la jeune génération. On aurait pu ouvrir l’univers à des spin-off de qualités et des séries TV qui se retrouveraient sur la nouvelle plateforme de streaming de Disney.

Mais non, tout est fichu par terre par l’incapacité des studios à prendre l’exemple de Marvel et de sa licence.

Laissé les auteurs écrire des histoires qui feront rêver les fans. Pour les faire rêver, il faut que ces artistes soient à l’écoute des fans et non du marché.

On est dans le business, certes, mais aussi dans l’artistique. Le cinéma est un art qu’il faut utiliser correctement.

L’histoire doit primer avant même de penser aux effets spéciaux, au nombre de combats et de minutes planifiées pour rythmer chaque phase d’action.

Il faut revenir à l’ancienne école : Raconte moi un joli conte.

Berce moi et abreuve moi de belles histoires avec des personnages haut en couleur.

Donne moi l’envie d’adhérer à ton univers tout en y glissant le message philosophique dont j’ai besoin.

Ce n’est pas pour rien que les histoires de preux chevalier fonctionne encore.

Il faut un Jedi qui soit ce chevalier avec beaucoup d’envie et de moralité. Un chevalier qui vieilli et qui a été secoué par la vie.

Un chevalier qui ne perd pas de vue son objectif, qui a changé mais qui reste lucide et rêveur à la fois pour insuffler les codes moraux et philosophiques aux jeunes générations.

Le postulat de Luke, lorsqu’il perd Yoda, son père et Obiwan, est d’avancer dans la voie des Jedi et de redorer son blason, quitte à remettre au goût du jour certaines philosophies.

On peut moderniser et adapter une règle séculaire pour avancer. Ce qui a été vrai peut l’être encore aujourd’hui. Parfois il faut l’adapter au discours de notre époque.

C’est ce virage là qui a été complètement mis de côté par Disney et ses acolytes.

J’aurais été un des responsables du projet Star Wars, j’aurais essayé de calquer l’idée même de Marvel Studio.

Faisons une ligne directrice pour notre histoire sur une fresque. Ainsi, tout nouvel opus pourra se rattacher facilement à ce fil rouge. On pourra la modifier s’il y a des adaptations, mais il faut une trajectoire et une fin.

Pour moi la plus grande erreur a été de laisser Luke à l’écart de tout. Peureux et complètement perdu.

Pour moi c’est le Jedi de la prophétie, celui qui apporte un renouveau. Celui qi rajeuni et adapte la Force pour tout un chacun.

C’est lui qui devait remettre l’Ordre des Jedi en marche pour que ce soit plus une communauté d’ascète. Ils pourraient tous prendre part à des combats mais seulement pour équilibrer les forces universelles.

Laissant ainsi tomber la politique pour gouverner dans le coeur des personnes vivant dans cet univers.

Peut-être qu’il aurait eu sa propre planète réservée et protégée pour que nul être ne perturbe les Jedi.

Les utiliser comme des sauveurs, des ermites en quête de réponses spirituelles auraient été une bonne solution.

Si je devais définir le combat de l’Empire contre la Résistance, j’aurais mis fin à la guerre avec la victoire de la Résistance.

L’Empire aurait pu survivre dans une colonie rassemblant plus ieurs planètes félons. Mais je ne l’aurais pas vu aussi puissante.

Par contre faire des escarmouches, des actes de terrorismes, voir même connaître leur mentalité et la vision de leur culture… Cela est intéressant.

Les traîtres et les complots seront toujours de mises et il y aurait pu avoir ce type de mise en place dans la structure de la Résistance. Peut-être même que suite à la victoire de la Résistance toutes les planètes ont reprises leur indépendances et que de nouveaux États ont émergés.

De nouveaux royaumes, des dictatures, des petits empires, des démocratie parlementaires, etc…

Là les sujets auraient été inépuisables. Les Sith n’étant pas tout le temps derrière un complot, ils pourraient très bien s’être allié pour trouver des objets ou des techniques interdites pour arriver à leurs fins.

Notamment en cherchant l’Immortalité et la puissance destructrice du côté obscure. Peut être aurions nous découvert de nouveaux Dieux liés à la Force. Obligeant des coopérations tordus et à court termes entre Jedi et Sith….

Le champs des possibles est illimité si on pense à l’histoire avant même de parler de budget, de marché cible, de rentabilité.

Garder l’esprit insufflé des origines de cette histoire et en continuer l’expansion est pas une chose aisée. Disney en a fait les frais (pas financièrement vu que la licence touche souvent le milliards de dollars) artistiquement parlant. D’ailleurs la reconnaissance du publique n’est pas au rendez-vous, la presse est parfois critique et ne reconnait pas cette dernière trilogie comme une étant à part entière issu de l’univers Star Wars.

Gageons que Disney sera se ressaisir, d’arrêter les frais et de repenser correctement son univers en écoutant les fans.
Il ne faut pas se sentir prisonnier des fans, mais les écouter inspire et peut donner des indications sur l’évolution de l’univers.

Quelques bandes annonces des différents films ou jeux vidéos qui sont souvent très bien écrit :

Commençons par le dernier jeu qui arrive en 2019, Star Wars : Jedi Fallen Order.

Enchainons avec L’Empire contre attaque.

Passons à l’animé qui retrace la vie de Anakin Skywalker dans Star Wars The Clone War.

Reste l’excellent jeu sur la vieille république : Star Wars Old republic.

Boom Boom Satellites – Broken Mirror

Je vous laisse une vidéo qui compile des images de différents Gundam pour son anniversaire.

La musique très rock est de Boom Boom Satellites qui interprète Broken Mirror.

La chanson est utilisée dans Mobile Suit Gundam Unicorn

Les paroles :

Don’t be afraid
No one can tear us apart
A look around
You’ll never feel alone
You’re my twin
We never come to terms foreverWho’s gonna take you home
Don’t wanna stay so long
All of my life I’ve felt like dying
Don’t wanna stay so longI’m gonna fix your rules
You better look alive
You’re better off alone
You better back off now
You better back off now
Don’t wanna fall apart
You know I won’t back down
Nobody left to blameDon’t be afraid
Into the hands of fate
A look around
The other me is you
You’re my queen
What do you think I have to followBeen waiting for so long
Who’s gonna rise the road
I never knew love til’ I met you
Who’s gonna rise the roadI’m gonna fix your rules
Nobody hold you down
You’re better off alone
You better back off now
(You better back off now)
You better back off now
Never go back again
You better back off now
Before the sky falls downTurning into dust and fade away
Just can’t seem to get you out of my brainI realize
What I am fighting for
Until the end
I’ll live inside of you
So I can see
Standing in front of a broken mirror
Who’s gonna take you home
It’s gonna feel real good
All of my life I’ve felt like dying
It’s gonna feel real goodI’m gonna fix your rules
You better look alive
You’re better off alone
You better back off now
Don’t wanna fall apart
You know I won’t back down
Nobody left to blame
You better back off nowTurning into dust and fade away
Just can’t seem to get you out of my brainYou better back off now
Don’t wanna fall apart
You know I won’t back down
Nobody left to blame

Uru – Freesia

Pour fêter l’anniversaire de la saga Mobile Suit Gundam, je vais vous laisser quelques vidéos clips.

Vous pourrez découvrir ou redécouvrir quelques noms des chansons et artistes que vous aimez ou aimerez.

Je vous laisse apprécier la chanson phare de
Mobile Suit Gundam IRON BLOODED ORPHANS.

Les paroles en japonais :

Tadayou sora no dokoka tooku
Inori tsuzuru hoshi ga aru to shitara
Bokura wa soko e mukau darou ka
Soshite nani wo inoru no darou

Hatasenakatta yakusoku ya
Gisei ni natta kouketsu no hikari
Nokoru mono nado nanimo nai toshite mo
Ima wa shinjita michi wo tada susume

Kibou no hana tsunaida kizuna ga
Ima bokura no mune no naka ni aru kara
Kesshite chiru koto wa nai
Ikiru chikara

Kibou no hana tsunaida kizuna wo
Chikara ni shite asu wo tsuyoku sakihokore
Modoru basho nante nai tadoritsuku beki basho e to
Mayoi no nai hata wo takaku kakagete
Ima wo ikite yuku

Mienai mono ni obiete ita
Tarumu koto nai kono sekai no naka
Soredemo hitotsu kokoro no namima ni
Kawaranai mono ukabe nagara

Kibou no hana tsunaida kizuna ga
Ima bokura no mune no naka ni aru kara
Hokorobi wo nuiai
Tsuyoku nareru

Kibou no hana tsunaida kizuna wo
Chikara ni shite asu wo tsuyoku sakihokore
Nanno tame mukau no ka miushinai sou na toki ni
Mamorinukitai mono ga aru koto
Kizuita nda

Kizu wo kakushi hitori naita yoru ni
Kureta yasashisa afuredashita no wa
Mirai wo chikatta “ketsui no namida”

Kibou no hana tsunaida kizuna ga
Ima bokura no mune no naka ni aru kara
Keshite chiru koto wa nai
Ikiru chikara

Kibou no hana tsunaida kizuna wo
Chikara ni shite asu wo tsuyoku sakihokore
Modoru basho nante nai tadoritsuku beki basho e to
Mayoi no nai hata wo takaku kakagete
Ima wo ikite yuku

Altered Carbon la série de SF cyber-punk !

Richard K. Morgan a écrit Alterd Carbon en 2002 et il a très vite été adapté par Netflix en 2018.
Le scénario est simple et efficace, en substance, il est beaucoup plus fouillé lorsque l’on regarde quelques aspects de celui-ci.

Le speech que vous lirez sera sûrement le suivant :
Un ancien rebelle se voit condamné à une suspension de sa vie pendant deux siècles.
Celui-ci est ramené à la vie par un riche homme d’affaire.
Cet homme lui demande de résoudre son meurtre ou son suicide…

Là vous vous dites, mais comment peut-il parler à un mort ?
Non la personne est bien vivante, mais depuis des siècles chaque homme qui nait se fait implanter une sorte de puce qui enregistre “l’âme” de la personne.
En fait tous les souvenirs sont conservés dans cet appareil, ce qui permet de changer de corps humain à volonté et ce jusqu’à la fin des temps ou de la batterie.

Du coup vous rentrez un peu plus dans le monde cyberpunk avec le nombre de personnages modifiés, implantés, etc…

Vous découvrirez des intelligences artificielles, des humains naturels, des riches tellement puissant qu’on les compare a des dieux, des fanatiques et des psychopathes avec des réflexes modifiés.

Le monde est éminemment dangereux pour tout un chacun, sauf les nouveaux dieux qui sont capables d’avoir un lot de sauvegardes et de clones qui défient tout imagination.

Notre héros sera confronté à pas mal de déboire et de dilemmes. Il devra composer avec son passé houleux, celui du corps qu’il a emprunté et des personnes qui ne veulent pas que l’enquête aboutisse.

Je reste flou pour ne pas vous influencer. Si vous aimez le monde de la science-fiction, courez voir cette série. Si vous aimez le cyberpunk, vous serez un peu déçu car on est encore loin de ShadowRun ou du jeu de rôle Cyberpunk. Mais vous trouverez pas mal de thèmes et de références à vos anciennes lectures ou jeu de rôles.

L’histoire est complexifié avec l’arrivée de différents personnages très bien fouillés et torturés. Tout le monde prend corps dans cet univers, tout le monde à sa part de lumière pour mieux comprendre les motivations de chacun.

La réalisation est impeccable, le montage aussi, on voit que les moyens ont été mis en place pour que cela fonctionne.
Vous pouvez donc félicitez Netflix pour cet investissement.

Comme beaucoup, j’aimerai voir plus de séries de ce genre et aussi voir une suite à cette saison 1.
Il y a pas mal de choses à découvrir dans cet univers qui regorge de possibilités.

J’ajouterai que le casting est une composante qui rend la série très intéressante.
Le jeu d’acteur est au top !
Les cascades et les chorégraphies de combats sont vraiment bien gérés, l’univers est bien dépeint.
Toutes les recettes d’un succès mérité.

Le staff :
Production : Laeta Kalogridis
Acteurs :
Joel Kinnaman
Renée Elise Goldsberry
James Purefoy
Kristin Lehman
Martha Higareda
Dichen Lachman
Will Yun Lee
Hayley Law
Chris Conner
Ato Essandoh
Trieu Tran

007 – James Bond – Die Another Day

Quand je peux, je laisserai trainer par-ci par-là des vidéos d’ouverture de films.
Bien entendu les plus belles ouvertures sont souvent issues des films de James Bond.

Il y a une culture de l’Opening qui joue avec le générique, le clip vidéo et la thématique du film.
En voyant chaque ouverture on comprend rapidement ce que va nous montrer le film.

C’est toujours un plaisir de vous les partager :

1983 – Rue Cases Nègres


Une tranche de vie oubliée par la métropole mais qui fait encore écho à certaines de nos générations.
Le film de Euzhan Palcy à fait date pour la mémoire des Antilles françaises.

Enfin un film qui prend avec humour le dur quotidien des antillais des années 30.
Il ne faut pas croire qu’il y a eu beaucoup de changement à la publication du livre en 1950 (de Joseph Zobel), voir même dans les années 70/80.

Même si le film vieilli un peu par le manque de qualité graphique, avec une TV 4k vous n’allez pas supporter l’image dégradée. Mais l’histoire vaut le coup qu’on regarde et qu’on s’attache au jeune héros des rue martiniquaise à Rivière-Salée.

Ce film a été titré dans de nombreux festivals et pour son budget de trois millions de francs il s’en sort avec les honneurs de ses pairs.

Pourtant elle connait des difficultés pour monter son budget, même si François Truffaut l’a soutenu, même si elle des noms prestigieux comme Michel Loulergue, Jean-Luc Ormières, Claude Nedjar et Louis Malle.
Le Centre National de la Cinématographie accepte une avance sur recette sur ce film, qui semble être polémique pour les bailleurs de fonds.

Même si le scénario de base prône la réussite par la persévérance d’un jeune français né aux Antilles, même si l’école républicaine est au coeur de l’émancipation souhaitée par ce jeune héros et sa vieille grand-mère, il ne faut pas oublier qu’à l’époque il y avait encore des cases, une sorte d’apartheid. Et l’autre argument qui sortait souvent était : Commence ce genre de film pourrait plaire à un blanc et encore plus à un enfant blanc ?

Là on touche à cette par sombre de nous-même qui oscille entre bien pensant et ouverture d’esprit si on met en valeur les vertus des blancs par rapport aux minorités.
Cet esprit n’est pas complètement éliminé de notre quotidien.
On le voit encore de nos jours sur des oeuvres préaprés par des blancs et mettant en scène des univers minorités avec un héros issus de cette minorité.
Kirikou en a connu les mêmes affres, le pire je pense est le film de Rachid Bouchareb : Indigènes qui perd 5 ans de temps en tournage à cause du budget.
Normal ? Ce genre de film rappel le passé de la France et la confronte à son histoire et son manque de réalisme. Pas de projection politique pour accueillir ce genre de films qui ravivent des blessures que voulaient enfouir certains français. Pour l’autre partie cela fait du bien de sortir de l’ombre et d’entendre enfin une histoire qui nous est comté dans le cercle familial.
Longue vie au Grio ! Longue vie au bouche à oreille ! Longue vie à la communication entre membres de mêmes familles pour parfaire notre éducation culturelle et nous ouvrir aux autres.

Se rappeler, ce n’est pas amener la haine. l’Histoire ne doit pas être un instrument pour étouffer les chose mais plus un outil pour nous montrer les choses à ne pas faire.
Le travaille fait pour l’Holocauste est formidable et consomme beaucoup de temps et d’énergies devant cette armée d’incrédules qui ne veulent pas croire en la méchanceté humaine.

Tout ne va pas bien, on le sait. Cela a toujours été comme cela à travers l’histoire. Mais les peuples qui ont rayonneront demain seront ceux qui ouvriront leur coeur, leur être tout entier.
Les bons et les mauvais côtés seront auscultés. On en tirera le meilleur pour avancer en symbiose et enfin atteindre cette humanité tant recherchée dans les différentes oeuvres littéraires ou cinématographiques.

Ici, Rue Cases Nègres nous rappelle que le peuple antillais n’en veut pas à l’histoire. Il en veut seulement à ceux qui prolongent leurs souffrances. Tous ceux qui ne s’intéressent pas à eux, qui les cachent, les rejettent, les amoindrissent, les ignorent… Tout se mal par les non-dits passe un peu par ce film.

On voit donc une époque historique, très concrète.
Plus de 360 000 esclaves déportées des région de l’Angola au Sénégal se sont retrouvé en Martinique. Tous les départs étaient prévus des grandes villes négrières françaises comme les plus importantes qu’étaient Nantes, Bordeaux, La Rochelle et Le Havre.
Sous le joug de l’empire colonial français, l’esclavagisme était encore de mise mais même si légalement ce n’était plus de l’esclavage.
Tout comme aux USA de cette période, la ségrégation sévissait. L’égalité des chances n’existaient que par un esprit brillant. Qui se heurtera à ses pairs en métropole.

Pour rappel, voici comment le code colonial et les registres paroissiaux fixaient les différences entre les hommes :
Voici comment on surnommait les hommes non blancs ou qui ont des origines noirs en Martinique :
3/4 de sangs noirs : on le surnommait un Capre
1/2 de sangs noirs : on le surnommait Mulâtre
1/4 de sangs noirs : on le surnommait Métis
1/8 de sangs noirs : on le surnommait Quarteron
1/16 de sangs noirs : on le surnommait Mamelouk

Légalement ils étaient parfois considérés comme affranchis et tombant dans la classe des “libres de couleurs”. Statut très inférieur à l’homme blanc qui pouvait voter et se faire élire. Un affranchi devait être au minimum Mulâtre pour voter et Mamelouk pour être un représentant de l’état.
Dans ce monde qui bouge, en 1930 le Société de Nation émit un document ratifié par pas mal de nations (Code de l’Indigénat) sauf la France qui ne le fait qu’en 1937 sans en appliquer les termes de façons similaires sur son territoire colonial.

Pour encore souligner l’aspect historique que comporte ce film, n’oubliez pas que c’est le combat d’Aimé Césaire, de Léopold Bissol et de Georges Gratiant qui fournit à la Martinique le statut de département à la Martinique en 1946, signant la véritable fin de l’esclavagisme.

Mais la société conçu préalablement par le code noir et ensuite par le code l’indigénat ne s’efface pas si facilement, les rebellions, les grèves des dernières années sont encore des soubresauts de cette ancienne hiérarchie jamais démantelée par la République qui ne se sent pas concerné.

Ce film fut compliqué pour la famille du cinéma français qui n’a pas digéré d’ouvrir ce genre de cicatrices, de hontes, de mea culpa jamais avoués.
Heureusement Robert Redford accueilli Euzhan Palcy à Sundance pour l’aider à monter un super film avec Suzanne Sarandon, Donald Sutherland et surtout le grand Marlon Brando !

Alors je vous invite à vous cultivez auprès de ce film qui pose gentiment les bases tragiques d’une époque sombre de la république française. Epoque qui trouvait quelques joyeux enfants en Martinique fiers d’aller à l’école et de faire les quatre-cents coups comme tout enfant de la métropole.
Même dans une vie dure, il y a des aspects intéressants et heureux. Même dans le malheur on apprend des choses sur notre culture. Toutes les difficultés de la vie sont là aussi pour nous forger et à nous tester. Ne devenez pas l’être qu’on attend de vous par tout détracteur malsain. Non devenez cette être solaire qui embrasse la vie et qui ouvre son esprit pour progresser. Voici le message de ce film. Nous nous ouvrons aux cultures d’autrui pour mieux nous comprendre. Mieux accompagner sa propre culture et son décalage dans la société où l’on vit.
Notre soif d’apprendre doit aider à nous unir tous ensemble et sortir des clivages dans lesquels on aime nous enfermer.
Apprenez, aimez, intégrez-vous et créer une belle histoire pour qu’enfin l’humanité ressorte vraiment de tout un chacun sur cette planète.

Staff :
Réalisateur : Euzhan Palcy
Producteurs : Michel Loulergue et Jean-Luc Ormières
Acteurs :
Garry Cadenat
Darling Legitimus
Douta Seck
Musique :
Groupe Malavoi
Roland Louis
V. Vanderson
Brunoy Tocnay
Max Cilla
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