Disney et Star Wars, la mauvaise exploitation de la licence

Star Wars est un univers vraiment intéressant.

On peut y développer de nombreuses choses sur la base posée depuis l’épisode IV.

Georges Lucas a su marié beaucoup d’éléments venant de la culture extra-américaine pour créer un monde très manichéen.

Les ingrédients ont tout de suite pris l’allure attendue : le succès !

Le mélange d’action et de philosophie autour du concept de la Force est une bonne chose.

La première trilogie allait dans le bon sens. Le meilleur film restera également le plus sombre : Empire Strikes Back.

La deuxième trilogie aurait put être excellente, mais elle a été ratée par Georges Lucas, le père de cet univers.

Il n’a pas su prendre les bonnes directions et il n’aurait pas dû partir sur la mode du prequel. Raconter l’histoire de Dark Vador jeune était une erreur.

Continuer les aventures de Luke Skywalker et de ses amis aurait été préférable.

Il est vrai qu’il avait beaucoup participé à la validation de la suite des aventures de Luke au travers des différents romans et bande dessinées.

Il ne voulait peut-être pas détruire ce qui avait été validé et enregistré dans la timeline officielle.

Ensuite vient la vente de la licence à Disney et l’échec de la troisième trilogie. Celle-là même qui devait nous redonner un nouvel espoir de films d’aventures et de combats spatiaux. Cette trilogie qui nous aurait immanquablement montré l’évolution de Luke en maître Jedi attentif et attentionné.

De nouveaux Jedi auraient pu voir le jour, avec une nouvelle philosophie, une nouvelle idéologie. Mais en tous les cas ils auraient combattu les Sith, même s’ils ne voulaient plus être juste des résistants contre l’Empire,

Là on aurait eu des guests stars passant le flambeau à la jeune génération. On aurait pu ouvrir l’univers à des spin-off de qualités et des séries TV qui se retrouveraient sur la nouvelle plateforme de streaming de Disney.

Mais non, tout est fichu par terre par l’incapacité des studios à prendre l’exemple de Marvel et de sa licence.

Laissé les auteurs écrire des histoires qui feront rêver les fans. Pour les faire rêver, il faut que ces artistes soient à l’écoute des fans et non du marché.

On est dans le business, certes, mais aussi dans l’artistique. Le cinéma est un art qu’il faut utiliser correctement.

L’histoire doit primer avant même de penser aux effets spéciaux, au nombre de combats et de minutes planifiées pour rythmer chaque phase d’action.

Il faut revenir à l’ancienne école : Raconte moi un joli conte.

Berce moi et abreuve moi de belles histoires avec des personnages haut en couleur.

Donne moi l’envie d’adhérer à ton univers tout en y glissant le message philosophique dont j’ai besoin.

Ce n’est pas pour rien que les histoires de preux chevalier fonctionne encore.

Il faut un Jedi qui soit ce chevalier avec beaucoup d’envie et de moralité. Un chevalier qui vieilli et qui a été secoué par la vie.

Un chevalier qui ne perd pas de vue son objectif, qui a changé mais qui reste lucide et rêveur à la fois pour insuffler les codes moraux et philosophiques aux jeunes générations.

Le postulat de Luke, lorsqu’il perd Yoda, son père et Obiwan, est d’avancer dans la voie des Jedi et de redorer son blason, quitte à remettre au goût du jour certaines philosophies.

On peut moderniser et adapter une règle séculaire pour avancer. Ce qui a été vrai peut l’être encore aujourd’hui. Parfois il faut l’adapter au discours de notre époque.

C’est ce virage là qui a été complètement mis de côté par Disney et ses acolytes.

J’aurais été un des responsables du projet Star Wars, j’aurais essayé de calquer l’idée même de Marvel Studio.

Faisons une ligne directrice pour notre histoire sur une fresque. Ainsi, tout nouvel opus pourra se rattacher facilement à ce fil rouge. On pourra la modifier s’il y a des adaptations, mais il faut une trajectoire et une fin.

Pour moi la plus grande erreur a été de laisser Luke à l’écart de tout. Peureux et complètement perdu.

Pour moi c’est le Jedi de la prophétie, celui qui apporte un renouveau. Celui qi rajeuni et adapte la Force pour tout un chacun.

C’est lui qui devait remettre l’Ordre des Jedi en marche pour que ce soit plus une communauté d’ascète. Ils pourraient tous prendre part à des combats mais seulement pour équilibrer les forces universelles.

Laissant ainsi tomber la politique pour gouverner dans le coeur des personnes vivant dans cet univers.

Peut-être qu’il aurait eu sa propre planète réservée et protégée pour que nul être ne perturbe les Jedi.

Les utiliser comme des sauveurs, des ermites en quête de réponses spirituelles auraient été une bonne solution.

Si je devais définir le combat de l’Empire contre la Résistance, j’aurais mis fin à la guerre avec la victoire de la Résistance.

L’Empire aurait pu survivre dans une colonie rassemblant plus ieurs planètes félons. Mais je ne l’aurais pas vu aussi puissante.

Par contre faire des escarmouches, des actes de terrorismes, voir même connaître leur mentalité et la vision de leur culture… Cela est intéressant.

Les traîtres et les complots seront toujours de mises et il y aurait pu avoir ce type de mise en place dans la structure de la Résistance. Peut-être même que suite à la victoire de la Résistance toutes les planètes ont reprises leur indépendances et que de nouveaux États ont émergés.

De nouveaux royaumes, des dictatures, des petits empires, des démocratie parlementaires, etc…

Là les sujets auraient été inépuisables. Les Sith n’étant pas tout le temps derrière un complot, ils pourraient très bien s’être allié pour trouver des objets ou des techniques interdites pour arriver à leurs fins.

Notamment en cherchant l’Immortalité et la puissance destructrice du côté obscure. Peut être aurions nous découvert de nouveaux Dieux liés à la Force. Obligeant des coopérations tordus et à court termes entre Jedi et Sith….

Le champs des possibles est illimité si on pense à l’histoire avant même de parler de budget, de marché cible, de rentabilité.

Garder l’esprit insufflé des origines de cette histoire et en continuer l’expansion est pas une chose aisée. Disney en a fait les frais (pas financièrement vu que la licence touche souvent le milliards de dollars) artistiquement parlant. D’ailleurs la reconnaissance du publique n’est pas au rendez-vous, la presse est parfois critique et ne reconnait pas cette dernière trilogie comme une étant à part entière issu de l’univers Star Wars.

Gageons que Disney sera se ressaisir, d’arrêter les frais et de repenser correctement son univers en écoutant les fans.
Il ne faut pas se sentir prisonnier des fans, mais les écouter inspire et peut donner des indications sur l’évolution de l’univers.

Quelques bandes annonces des différents films ou jeux vidéos qui sont souvent très bien écrit :

Commençons par le dernier jeu qui arrive en 2019, Star Wars : Jedi Fallen Order.

Enchainons avec L’Empire contre attaque.

Passons à l’animé qui retrace la vie de Anakin Skywalker dans Star Wars The Clone War.

Reste l’excellent jeu sur la vieille république : Star Wars Old republic.