Wolverine fait partie de ces personnages qui traversent les générations sans jamais perdre leur aura. Une légende vivante du comics, un symbole de rage, de survie, de solitude, et de loyauté. Avec sa nouvelle version sur PS5, il revient dans une aventure nerveuse, courte mais intense, qui puise dans ses origines pour offrir une expérience différente de tout ce qu’on a vu jusqu’ici.

Avant de parler du jeu, il faut revenir à la source, à la naissance de Wolverine dans les comics.
Wolverine apparaît pour la première fois en 1974, dans The Incredible Hulk #180–181.
Il est créé par trois artistes majeurs de Marvel que sont Roy Thomas (directeur éditorial, qui propose l’idée d’un héros canadien), Len Wein (scénariste, qui écrit le personnage et lui donne son tempérament) et John Romita Sr. (légende du dessin Marvel, qui conçoit le design original du costume).

À l’époque, Wolverine n’est qu’un personnage secondaire, un “anti‑Hulk” agressif et mystérieux. Mais son attitude, son masque félin, ses griffes rétractables et son côté incontrôlable séduisent immédiatement les lecteurs.
C’est en 1975, avec Giant‑Size X‑Men #1, que Wolverine rejoint les X‑Men et commence à devenir un pilier de l’univers Marvel.
Wolverine n’est pas devenu culte par hasard. Plusieurs artistes ont marqué son histoire et ont sculpté son identité. Chris Claremont, le scénariste qui a transformé Wolverine en personnage profond, torturé, avec un passé complexe.
Il développe son code moral, son rapport à la violence, et son lien avec les X‑Men.

Frank Miller a créé la mini‑série Wolverine (1982) où il donne au personnage une dimension plus mature. Le Japon, l’honneur, les samouraïs, les dilemmes moraux entrent en jeu pour façonner son attache à l’archipel du soleil levant. C’est cette série qui définit Wolverine comme un guerrier tragique.
Barry Windsor‑Smith façonne Wolverine au travers de Weapon X (1991) où il raconte l’origine de Wolverine, l’expérience scientifique qui lui a implanté l’adamantium.Il révèle un récit brutal, clinique, devenu une référence absolue.
Mark Millar introduit le titre Old Man Logan (2008) qui offre une version vieillissante, fatiguée, mais toujours mythique du personnage. Il donne une histoire qui a marqué toute une génération.

Grant Morrison, Jason Aaron, Tom Taylor ont chacun un apport qui façonne encore un peu plus le personnage en mettant en avant sa folie, sa famille, sa transmission, ses univers alternatifs, et les versions futuristes.
Wolverine est un personnage qui a été façonné par des dizaines d’artistes, mais toujours avec la même idée. Il est un homme qui se bat contre lui‑même autant que contre ses ennemis.

La version PS5 de Wolverine est sortie fin septembre 2026, développée par Insomniac Games, déjà responsables des excellents jeux sur Spider‑Man.
Dès la première semaine d’octobre, le jeu réalise un chiffre d’affaires impressionnant, dépassant les 150 millions de dollars, porté par la popularité du personnage et la communication massive autour du titre.
Avant sa sortie les critiques des journalistes ont salué la nervosité du gameplay, la qualité des combats, la mise en scène, l’ambiance mature, la fidélité au personnage.
Mais ils ont aussi pointé du doigt la durée de vie trop courte, une structure très scriptée, un manque de liberté comparé à Spider‑Man.

Par contre, l’avis des joueurs est plus divisés. Beaucoup ont adoré la violence maîtrisée, la fluidité, et l’histoire qui “tient la route”.
D’autres ont regretté que le jeu soit trop court, avec une fin qui appelle clairement une suite. Certains ont apprécié le mélange d’origines inspirées de plusieurs comics, sans tomber dans le copier‑coller.

Globalement, Wolverine PS5 est considéré comme un bon jeu, solide, efficace, qui respecte le personnage tout en proposant une version différente de ses aventures.
Le jeu puise dans plusieurs arcs célèbres des comics, sans les reproduire entièrement. On retrouve des personnages clés de l’univers Wolverine comme Sabretooth, son rival éternel, Mariko, liée à son passé au Japon, Silver Fox, Omega Red, Lady Deathstrike et quelques membres des X‑Men en caméo discret.

Insomniac a savemment mélangé plusieurs origines sur l’ère Weapon X, les récits japonais, les conflits personnels, les ennemis classiques. Cela donne une histoire cohérente, nerveuse, qui respecte l’esprit du personnage sans tomber dans le fan service gratuit.
Avec un jeu aussi court et aussi scripté, il est évident qu’Insomniac prépare quelque chose.
Wolverine est un personnage qui a une matière infinie.
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